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Bienvenue dans mon univers


Bienvenue dans mon univers. Ce petit bloc note m'accompagne désormais. Notez bien que la mise en page est en reconstruction et qu'un bug de Blogger (non résolu) modifie l'uniformité de certaines polices de caractères. Vos commentaires sont très appréciés.

Bonne lecture ;-))))

Éric Chapeau-Åslund

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vendredi 25 novembre 2011

Ainsi donc Jean-Luc Delarue a un cancer de l’estomac et VOUS la nausée ?

Libération est parfois un journal pitoyable, surtout dans ses pages santé.  Quand ce sont des journalistes spécialisés dans les médias qui s’emparent de la santé de Jean-Luc Delarue sur le site de Libé, cela devient carrément nauséabond.
 
Frapper un homme à terre devient donc un sport journalistique national.

Après DSK, dont Philipe Batel disait il y a peu «  Laissez- le en paix »,  il faudrait peut être penser à laisser aussi Jean-Luc Delarue en paix.

Le gendre idéal, qui après son coming-out toxicomaniaque bien involontaire, est victime d’un cancer « expiatoire », n’aurait-il pas droit à la présomption de sincérité comme tout être humain ?

Lui qui a permis à bon nombre de personnes, victimes de maladies ou vivant des souffrances indicibles, de délivrer leur message et de relever la tête n’aurait-il pas la liberté d’annoncer sa maladie comme il le veut ?

Il eut le talent, faire s’exprimer des êtres humains pour qui l’échange de paroles a été salutaire. J’ai croisé à Ça se discute des patients atteints de maux aux noms imprononçables, des familles blessées, des témoins riches en humanité ou en dévouement, des professionnels de la santé compétents. J’y ai même côtoyé des personnes vivant avec le VIH ou des associations antisida, tricardes de chez tricardes à Libé, à qui il a tendu micros et caméras.

De l’émotion, de la dignité… parfois même de l’humour ou de l’espoir caractérisaient son émission. J’ai vu des visages s’éclairer, des regards se croiser, des promesses s’accomplir, des souffrances s’atténuer…

Il y a bien des médecins ou d'autres travailleurs de la santé qui pourraient s’inspirer de l’empathie, du respect et de la sympathie qu’il manifestait envers ses invités.

À mes amis et moi, il a aussi tendu la main à une époque où certains médias comme Libération nous censuraient à cause de nos opinions ou de nos prises de position publiques. Il est de ceux qui nous ont aidés à ne pas sombrer dans le désespoir. Et ça, je ne peux pas l’oublier.

 De l’homme lui-même, je ne sais que peu de choses, même si je connaissais certaines de ses faiblesses par des relations communes. Je n’écris pas pour porter un jugement sur lui, mais pour exprimer ma colère contre Libé.

Pour en revenir à l’article de Raphaël Garrigos et Isabelle Robert je voudrais dire que jamais je n’ai vu Jean-Luc Delarue traiter un malade ou une personne en état de faiblesse comme lui-même est traité dans l’article. On ne se mêle pas de santé sans avoir un minimum de respect de l’autre qui est malade… Les mots peuvent tuer !

 Les deux journalistes se croient donc malins de citer leur bonne vieille copine Marie-Dominique Arrighi (alias MDA), dont j’ai déjà relaté les « aventures » dans un article précédent et dont Libération, grand donneur de leçon devant l’Éternel, a « exploité » la mort pour vendre du papier.

Opposer le coming-out de Marie-Dominique au coming-out récent de Jean-Luc est indécent et hors de propos.  Il y aurait, selon Libération, de bons malades qui sont journalistes à Libé ou amis des journalistes de Libé et qui ont le droit de mettre en scène leur maladie et puis tous les autres sur lesquels on s’empresse à vomir.

Confidence pour confidence, Marie-Dominique n’était pas dupe et partageait mon avis sur la façon dont Libération traite la santé en général.

Voici d'ailleurs ce que la « vieille copine » Marie-Dominique me disait (le 7 septembre 2009) en citant XXX un journaliste de Libération « Oh, c’est ma bête noire à Libé, le XXX, un jeanfoutre de première, bâcleur de papiers, feignasse avec un carnet d’adresses qui tourne autour de trois personnes, toujours les mêmes. Nous nous sommes engueulés un paquet de fois. Mais ces derniers temps, je ne lui parlais plus. Il a saboté le dossier santé à Libé et les grands chefs ne se rendent compte de rien. J’ai été chef du service Médias (la télé, la presse), puis chef de la page Vous (vie quotidienne, famille, santé (d’où ma connaissance de XXX). Un chef signe de moins en moins de papier et joue à être entre l’enclume et le marteau. J’ai aussi été chef d’édition: relire du XXX à longueur de journée, c’est à se flinguer. »

Marie-Dominique avait également du talent quand elle tançait Jean-Luc Delarue dans les colonnes de Libé au milieu des années quatre-vingt-dix. C’est bien loin de la médiocrité d’aujourd’hui.

La dernière fois que j’ai croisé Jean-Luc Delarue, c’était il y a 5 ou 6 ans, juste à l’angle que fait la rue Dauphine avec la rue Christine (à Paris) , je sortais des sacs de mon coffre de voiture lorsque j’ai entendu « Bonsoir Docteur chapeau», c’était lui.

Un mois après,  par coïncidence, je croisais son père Jean-Claude exactement au même endroit. Je dois vous dire qu’avec Jean-Claude, nous avons essayé d’aider, malheureusement sans succès à ce jour, Marc Casanova, devenu paraplégique à la suite d’un dysfonctionnement des urgences hospitalières. Ceci est une autre histoire que je relaterais en détail dans un prochain article.


Il fut un temps où j’aurais fait cent kilomètres pour acheter mon Libé quotidien. Ce temps est déjà depuis longtemps révolu.


P..... d'anniversaire

Non, le sida n'a pas 30 ans, il est bien plus ancien que cela. Il existe sans doute depuis que l'homme et le singe sont apparus sur Terre. 

Néanmoins, c'est au début des années quatre-vingt qu'il  sera identifié. Pour que nous puissions nous en apercevoir,  il fallait qu'il y ait un nombre suffisamment important de personnes atteintes en même temps et que l'avancement de la science permette la culture et l'isolement du virus. Les premiers rétrovirus humains et animaux n'on été identifiés qu'au cours des années soixante-dix.

D'ailleurs, Wikipedia précise bien « L'existence d'un problème sanitaire est avérée en juillet 1981 lorsque le Center for Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta relève une fréquence anormalement élevée de sarcomes de Kaposi, en particulier chez les patients homosexuels ».


J'ai donc fait ce soir, cette petite affiche pour célébrer« les trente ans du sida ». Je la propose à la Tribune d'Orléans (qui fait un dossier sur le sida à l'occasion) ainsi qu'à divers autres journaux.

Ce dessin peut être librement reproduit du moment que vous citiez son auteur, c'est-à-dire mézigue alias Éric Chapeau-Åslund.

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jeudi 21 avril 2011

Mayday, Mayday, Medec !




Libération de la Tunisie en janvier, émancipation de l’Égypte en février… En mars dernier, les médecins généralistes se seraient affranchis du Medec et pourtant curieusement l’affaire a été passée sous silence.

Grand raout commercial organisé par les firmes pharmaceutiques à destination des médecins généralistes ou bien forum de rencontre destiné à l’information et à la formation des omnipraticiens, les avis de mes confrères sont partagés. Ne comptez surtout pas sur moi pour trancher la question. J’ai déjà assez d’ennemis comme ça ;-)))

Ce bon vieux Medec, ce salon de la médecine générale et de « l’innovation pharmaceutique » , nous a quitté sans bruit. Tué par la crise économico-financière et par l’indifférence, ce salon ne fêtera donc pas son 39e anniversaire.
Au temps de sa splendeur, à l’aube du 2e millénaire, le Medec occupait deux étages, bien remplis, du palais des congrès. Inauguré par le président Chirac en personne, on y croisait toutes les éminences du monde de la santé.

Votre serviteur y animait même un talk-show médical sur AtmedicaTV, une des premières web télévision du net. Tout le monde se pressait pour participer à ces agapes numériques : les grands professeurs de médecine venaient y prodiguer leurs conseils aux patients ou évoquer l’avenir de la médecine, les politiques venaient pérorer sur les réformes en cours et les médecins généralistes partager leurs expériences. C’était du direct que l’on pouvait aussi regarder en différé (petite précision pour toi ami lecteur, les podcasts n’existaient pas encore à l’époque).

En 2001, en direct du Medec, nous avons organisé une  démonstration sur l’utilisation de défibrillateurs automatiques . Les médecins généralistes furent nombreux à y participer. Nous avions aussi dans cette émission une place pour les associations de patients qui pouvaient ainsi dialoguer avec les médecins généralistes et confronter leurs points de vue. Des personnalités venaient parler de leur médecin généraliste. Toute ma vie je me souviendrais de Jean-Jacques Debout venu raconter l’histoire d’un médecin de campagne nain qui était la coqueluche des enfants. Comme nous avions mis un clavier à la disposition du chanteur, nous avons eu un concert en direct du Medec. Bruno Soubiran, président et fondateur du Medec,  attiré par le vacarme nous avait rejoint. Jean-Jacques Debout, qui avait bien connu son père André Soubiran, lui a raconté, à son sujet, une anecdote si émouvante que nous étions presque tous en larmes.

Le Medec c’était aussi l’occasion d’apercevoir d’anciennes copines  ou d’anciens copains d’études au coin d’un stand de laboratoire.

D’ailleurs les stands des laboratoires pharmaceutiques étaient tous plus beaux les uns que les autres et offraient une ribambelle de gadgets: règle à ECG, surligneurs, tapis de souris, CD-Rom de formation, publicités vantant les mérites de tel ou tel traitement, étuis à cartes de visite, ainsi qu'une flopée d’échantillons divers (pas d’urine quand même).

À midi et à 18 heures, on entendait les crépitements des bouteilles de champagne, les labos savaient recevoir à coups de nectars alcoolisés accompagnés de petits fours.

Parfois, c’en était même choquant, des médecins se jetaient, comme des « morts de faim », sur les gadgets les prenant par dizaine pour les enfouir sans vergogne dans leur sac de congrès siglés par quelques sponsors bienveillants. Mon ami Pascal qui tenait un stand de tensiomètres s’est fait dérober nombre d’articles exposés en démonstration par des visiteurs à l’allure digne et parfois même hautaine.

Tous les éditeurs de logiciels médicaux étaient représentés, les stands institutionnels alternaient avec celui du Conseil national de l’Ordre des médecins , du Comité français d’éducation à la santé sans oublier le stand tout vert de la carte Vitale.

Et puis il y avait aussi des stands plus insolites comme celui des Médecins maîtres toile (comprendre webmasters) ou celui des nez rouges du Rire médecin qui font entrer les clowns dans les hôpitaux. Ces derniers stands, bien moins luxueux, n’offraient ni champagne ni cadeaux, ce qui fait qu’ils étaient bien moins visités.

Il y avait bien sûr les magnifiques stands de la presse médicale ou se retrouvait toute l’intelligentsia de la profession et le village des leaders où le simple quidam (c’est à dire le médecin généraliste) n’était même pas admis.

Les forums et les séances de formation continue abondaient ; concernant toutes sortes de sujets sensés intéresser les bons médecins, comme l’abord de l’enfant diabétique, la médecine d’altitude, la dépression ou la fiscalité du cabinet médical.

Certains Medec étaient associés avec un autre salon médical concernant la nutrition, les cures thermales…

Et puis pour les initiés, il y avait chaque année, l’after du Medec ? Une fête nocturne sur le lieu même du salon qui commençait une fois les derniers visiteurs partis. Je ne veux  pas vous en raconter plus mais sachez qu’on savait vivre en ce temps là.

Pour toutes ces raisons, j’aimais et je détestais le Medec.

L’année dernière, ça sentait déjà le sapin. Il manquait beaucoup de stands, tout le salon tenait sur un étage,  les labos offraient de l’eau minérale et du jus d’orange, c’était triste à en mourir.

Le Medec est mort ! Vive le Medec !

mardi 14 décembre 2010

Cabinet de lecture ou lectures de cabinet ?


Avec des prédécesseurs aussi prestigieux que Rabelais, Littré, Ben Yehuda, Boulgakov ou Céline…, les médecins devraient être des évangélistes de la bonne littérature jusque dans leur salle d’attente. Malheureusement, force est de constater que c’est loin d’être le cas.

Accompagnant récemment une amie dans un cabinet médical j’ai découvert avec effarement les lectures proposées aux patients en attente de consultation. Un foisonnement de GalaCloser , Voici,Point de vue et consorts. Ces magazines, éparpillés çà et là sur une table basse, s’offraient à la vue d’une patientèle silencieuse et disciplinée qui ne se privait pas de les lire (amie lectrice ou ami lecteur, tu remarqueras que j’ai réussi à placer « patientèle », la semaine prochaine mon défi est de caser « panicule adipeux sous cutané » et ce n’est pas gagné d’avance ;-))))

Un sentiment bizarre est alors né en moi. Je me sentais comme avili par la présence de ces lectures. Une petite voix intérieure me disait « Comment le médecin qui propose de telles lectures peut-il prendre au sérieux ses patients ? La détente rime t’elle avec l’abêtissement et la futilité. Pourquoi le médecin, garant du secret médical, laisse-t-il traîner à la vue de tous, des torchons relatant avec moult détails les aspects les plus scabreux de la santé de nos célébrités ? »

La semaine dernière, me rendant successivement chez mon notaire , mon avocat et mon huissier, j’ai pu feuilleter des magazines comme Challenges, l’Express ou le Figaro Magazine qui sont, à mon avis, d’un autre intérêt.

Je ne suis pas un vieux rabat-joie aigri et constipé, mais je persiste à penser que les lectures de la salle d’attente d’un médecin font partie de la communication que ce professionnel de la santé entretient avec ses patients. J’ai la conviction que le cabinet du médecin et sa salle d’attente sont des sanctuaires qu’il convient de ne pas souiller par la bêtise effarante que constituent les ragots colportés dans une certaine presse dite autrefois de caniveau et qualifiée aujourd’hui de presse people.

Sans demander à ce que les disciples d’Hippocrate se transforment en bibliothécaires érudits, toujours prompts à proposer la lecture des Rougon Macquart, de la Comédiée Humaine voire des écrits intertestamentaires publiés par la Pleiade (qui ne seraient lus que par des intellectuels en affection de longue durée), je suggère que nous réfléchissions tous ensemble à ce que pourrait être l’éventail des lectures offertes dans la salle d’attente du cabinet médical.

Une idée m’est venue à la suite d’une visite à un confrère assumant de hautes responsabilités ordinales. Son cabinet était décoré par les reproductions des couvertures d’albums et de dessins extraits des aventures de Tintin et Milou. Cela m’a donné l’idée de proposer en premier choix la collection des albums de Tintin. La lecture de Tintin me paraît en effet adaptée au plus grand nombre et conviendrait certainement aux seniors bien au delà des 77 ans habituellement fixés comme limite d'âge supérieure.

Un grand mouvement naît aujourd’hui.

La constitution du Catalogue idéal de la salle d’attente médicale est en marche.

Plus rien ne sera comme avant. Il y aura un « avant » et un « après ».

Seule la faiblesse de vos contributions peut désormais arrêter ce tsunami littéraire qui marquera l’Histoire.
Marina, Michel, Sophie, Nathalie, Benoît, Gérard, amie lectrice, ami lecteur… à vous de compléter ce catalogue. L ‘Humanité toute entière vous en sera reconnaissante.



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mercredi 8 septembre 2010

Le crabe sort du tiroir et c’est tant mieux !



Les décès récents de Marie-Dominique Arrighi (dite aussi MDA voir un précédent billet) de Bernard Giraudeau et de Laurent Fignon, donnent l’impression d’une nouvelle manière de vivre son cancer publiquement qui marque un tournant dans la représentation que nous avions de la maladie.

 Tout a commencé une vingtaine d’années auparavant avec le sida. Lorsque certaines personnes comme Jean-Paul Aron, Hervé Guibert ou Barbara Samson ont commencé à s’exprimer publiquement et à émouvoir le public.

 Ces personnes atteintes par le VIH ont été parmi les premières à relever la tête. Leurs témoignages ont marqué le public reléguant le cancer en position de maladie « moins grave », « moins douloureuse » ou « moins mortelle ».

Pourtant certaines personnalités comme Marie-Laure Augry, Francis Bouygues ou Armand Jammot avaient révélé publiquement leur cancer à la télévision dès mars1987.

Las, le sida, peut-être parce qu’il se transmettait par les vecteurs de la vie qui sont le sang et la semence ou bien parce qu’il stigmatisait certains groupes particuliers, a pris le dessus dans les médias comme dans les esprits.

Depuis une dizaine d’années (et dans les pays favorisés) les multithérapies antivirales ont atténué la représentation dramatique que nous avions du sida. Les nouveaux « chroniqueurs du cancer » , personnalités médiatiques qui font leur « coming out cancéreux » ont toutes les chances d’être entendus du plus grand nombre.

Le patient cancéreux, issu du commun des mortels, qui a souvent des difficultés à parler de sa maladie peut parfois se sentir moins seul grâce à ces témoignages. C’est en tout cas ce que me rapportent les personnes qui vivent avec cette maladie.

La parole est un soin qu’il ne faut pas mésestimer. À bon entendeur…



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mardi 15 juin 2010

Se casser la tête pour les autres


Sophie se casse la tête pour les autres. Pour améliorer le sort des personnes traumatisées du crâne et de leur entourage. Et pour faire connaître cette pathologie méconnue au plus grand nombre.

Rien ne destinait Sophie à devenir une porte-parole du « coup sur la tête ».
Une famille réussie avec quatre beaux enfants et une vie professionnelle passionnante. Viticultrice, épouse de viticulteur (en Bourgogne de surcroit), Sophie sourit à la vie comme la vie lui sourit.

Brusquement , un jour de 2005, c’est… (la suite sur mon autre blog Jamais sans Chapeau)

mercredi 5 mai 2010

Chienne de vie…

Après la disparition de Marie-Laure Duboquet en novembre dernier, je viens d'apprendre celle de Laure Tamic. C’est son ex-mari Alain qui m'a prévenu sur Facebook. Décidément, il fait mauvais temps pour les copines du collège Jeanne d’Arc ;-(((

Laure est à ma droite sur la photo de la classe de 3e et à sa droite se trouve Catherine

J'ai rencontré Laure Tamic pour la première fois en 1971, nous étions en sixième (la 6e4 très exactement). Laure ressemblait trait pour trait à Marina de la série Oum le dauphin qui passait à la télé et que l’on retrouvait sur les plaquettes de chocolat blanc Galak.

Je me souviens qu’elle venait du Maroc, que son père était neurochirurgien. À Orléans à cette époque, il n'y avait que deux neurochirurgiens connus: Phéline et Tamic. Laure était certes un peu gamine mais c’était une très bonne copine (une vraie gentille et chic fille).
Je me souviens de l’anniversaire de Rodolphe Coquillard, dans l’appartement qu’il habitait avec sa famille au dessus du cinéma le Select, rue Jeanne d’Arc. Il y avait Laure, Olivier Barbanchon… et nous avions chanté tous ensemble Kiss Me de C. Jérôme.

Plus tard nous avons été ensemble en 3e4 (toujours au CES Jeanne d'Arc). Elle était grande copine avec ma voisine Catherine Serreau. Nous avons même été photographiés ensemble pour un reportage sur le BEPC publié dans la République du centre en 1975.
Je suis allé une fois chez elle à Saran. C'était à côté du de la société Quelle. Elle habitait une résidence situé dans un parc arboré et clos. Sa mère était petite, brune et très jolie. Nous avions, ce jour là, parlé ensemble d’Ilie Nastase qui était venu faire une exhibition à Olivet. Son frère était très fin, intelligent… il arborait une coupe de cheveux à la Jeanne d’Arc dont je me souviendrais toute ma vie. Son père m’avait appris l’expression « avoir des grosses pattes » qui est courante dans le milieu cycliste et qu’il venait d’apprendre (les cyclistes n’auront qu’à mettre la traduction en frenchie dans les commentaires du blog ). Bref c’était une famille très sympa, des bobos avant l’heure. Mais comme mes parents étaient eux même des bourgeois bohèmes, je n’étais pas dépaysé.
Un détail m’avaient surpris. Ils louaient tout : téléviseur, chaine hifi, canapé… c’est sans doute une façon de considérer le confort matériel autrement. Une manière de se sentir plus libre de voyager.

Un jour Laure est venue avec Catherine me chiper dans ma chambre, en mon absence, un tee-shirt que j’avais rapporté d’un séjour à Toronto. Comme Catherine était ma voisine de la rue du Four à la Chapelle-Saint-Mesmin, elles n’ont eu qu’à escalader la barrière mitoyenne et se faufiler au premier étage, profitant d’un moment de distraction de ma gouvernante Mathilde.

Laure m’avait également « emprunté » un bracelet tunisien en argent massif acheté à Djerba.

En 2008, nous nous sommes retrouvés sur Copains d’avant. Alors que nous nous amusions de cette dernière anecdote, Laure m’a avoué que la fille de la prof de gym du lycée Jean Zay lui avait dérobé le bracelet d'argent. Si cette fille, dont j’ignore le nom, nous lit, j’aimerais bien récupérer la précieuse relique, si elle la possède encore.

Nos routes se sont séparées après le bac. Laure est partie étudier les sciences à l’université d’Orléans-la-Source et moi, la médecine à Tours.

En 2003 j’ai, par le plus grand des hasard, été bloqué à la gare d’Austerlitz avec Pascal Carrive, toute la nuit nous avons évoqué le bon vieux temps et Laure forcément.

Dans un courriel de 2008, Laure me disait qu’elle avait parlé de moi avec Gérard Calamy.
Chienne de vie vraiment… Je pleure, il faut que j’arrête d’écrire…

Je salue tous ses proches, son souvenir est pour toujours gravé en moi.

jeudi 18 mars 2010

Le cœur désagrégé

Prêt à beaucoup de sacrifices pour devenir l’étoile montante de la cardiologie Robert Delplanque est un jeune médecin très ambitieux. Une nouvelle méthode de diagnostic nommée échographie cardiaque émerge. Ça tombe bien, le Dr Delplanque doit être envoyé en Afrique par son patron pour perfectionner la technique en étudiant les atteintes cardiaques, souvent gravissimes des autochtones. Mais tout ne se passe pas comme prévu…

Lire la suite sur mon autre blog Jamais sans Chapeau

mercredi 17 février 2010

À ceux qui comprennent Saïd quand ils lisent sida !


Imaginez un homme qui est le créateur et l’animateur principal depuis quinze ans de Survivre au sida, la seule émission radiophonique qui donne la parole aux séropositifs, destinée aux personnes atteintes par le virus du sida et à celles et ceux qui les aiment.


La suite sur mon autre blog Jamais sans Chapeau

mardi 10 novembre 2009

Claude Chapeau nous a quitté…


Mon papa bien aimé est décédé samedi 7 novembre. J'ai trop de douleur pour vous parler de lui maintenant. Je vous laisse juste le faire-part. Je reviens bientôt vers vous. Ceux, parmi vous, qui l'ont connu peuvent me laisser des messages en commentaire. Je les partagerai avec toute la tribu. Merci pour les nombreux témoignages d'amitié et les marques d'affection que vous nous envoyez.


Joyce Baronnet
Annamaja & Christine Chapeau
Éric Chapeau-Åslund
Anders, Vincent & Émile Ricknell
Les familles Baronnet & Fargette,
Charline & Emmanuel, Anibadh, Laurence & Vanille, Mizour

ont la tristesse de vous faire part du décès
de Claude Chapeau

survenu le 7 novembre 2009 dans sa 85e année

Les obsèques civiles auront lieu samedi 14 novembre 2009 à 11 heures au cimetière du Bourg (rue du Four à La-Chapelle-Saint-Mesmin 45380) où l’on se réunira.

Ni fleurs, ni couronnes,
mais vous pouvez faire un don à deux associations que nous soutenons :
Le comité des familles et Un cœur pour la paix.

Renseignements en écrivant à chapeau@me.com

Claude Chapeau a toujours souhaité se faire enterrer simplement, sans fleurs ni couronnes. Il admirait les enterrements « à la suédoise ». En suède, lors de l’enterrement et si le défunt l’a souhaité de son vivant, il est en effet assez fréquent de remplacer l’achat des fleurs par des dons à des œuvres caritatives.

Pour respecter sa volonté d'homme généreux, nous préférons que vous donniez quelque chose à deux associations que nous connaissons et qui font un travail admirable. Vous pouvez nous remettre votre don dans une enveloppe lors de la cérémonie ou bien l’adresser directement aux intéressés. Voici les deux associations que nous vous présentons.

Le Comité des familles

Des familles vivant avec le VIH ont créé le 14 juin 2003 le Comité des familles pour survivre au sida, association laïque, multicommunautaire, et indépendante de tout pouvoir politique. Seule association française de lutte contre le sida qui a inscrit dans ses statuts le refus de tout financement des laboratoires pharmaceutiques, le Comité des familles est une structure qui permet l'expression et le développement d'actions réalisées par et pour les familles confrontées au VIH-sida. L’association travaille main dans la main avec les médecins engagés à ses côtés pour aider les familles et les enfants à survivre au sida.

Comité des familles - 71, rue Armand Carrel - 75019 Paris - Tél. 09 51 60 75 15

http://www.papamamanbebe.net


Un Cœur pour la paix

Rapprocher les peuples israélien et palestinien par des actions dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Dans une région du monde déchirée par les conflits depuis plusieurs décennies, l'espoir est parfois l'une des dernières choses à laquelle les hommes peuvent se raccrocher.

Quand on évoque le conflit israélo-palestinien, les attitudes de cynisme et de scepticisme viennent en général perturber toute démarche qui tend vers la paix.

 Depuis septembre 2005, Un Cœur pour la paix, association à but non lucratif, s’inscrit dans une démarche humaniste.

Il existe des causes qui nécessitent un combat qui doit se placer au delà de toute forme de discorde et de parti pris. 

La santé des enfants, quelle que soit leur origine ou leur religion, en est assurément une. 

Un Cœur pour la paix permet chaque année à 50 enfants palestiniens souffrant de malformations cardiaques graves d’être opérés gratuitement dans le service de cardiologie pédiatrique de l'hôpital israélien Hadassah de Jérusalem. Ces opérations sont cofinancées à hauteur de 50 % par l’association et 50 % par l’Hôpital Hadassah. L’association se consacre également au transfert des savoirs et des compétences par la formation de médecins palestiniens à l’échographie cardiaque et au cathétérisme interventionnel, à la prévention par l’information des familles palestiniennes grâce au financement du poste d’une conseillère palestinienne en génétique et enfin au développement d’une coopération entre médecins israéliens et palestiniens.

Un Cœur pour la paix 
48 - rue Cortambert
 - 75016 Paris

uncoeurpourlapaix@yahoo.com

http://www.uncoeurpourlapaix.org

mardi 22 septembre 2009

Des patients gonflés à blog !

Un blog que j’ai découvert par hasard sur le net m'a profondément remué. Dans son journal K, histoires de crabe MDA raconte sa vie quotidienne de femme vivant avec un cancer du sein.

Jour après jour, MDA relate, avec humour et détachement, non seulement l’évolution de sa maladie et les effets des différents traitements qui lui sont administrés, mais aussi sa vie quotidienne de cancéreuse qui doit faire face aux petits et grand couacs comme aux aléas administratifs du parcours de soins. Rarement j’ai ressenti une telle intimité avec quelqu’un que je ne connais pas. J’ai ainsi appris qu’il est pratiquement impossible à une personne malade, immunodéprimée (à qui les transports publics sont déconseillés) et fatiguée de trouver un taxi conventionné en région parisienne (l’Assurance maladie les remboursant avec plusieurs mois de retard, les taxis refusent désormais des clients qui ne paient pas cash).



MDA parle aussi, dans son blog, de la façon dont elle a choisi son médecin généraliste et de mille autres choses positives ou négatives, futiles ou importantes.

Les soignants, les patients et leur entourage doivent prendre en compte cette évolution due au web 2.0. Désormais le blog fait partie intégrante du traitement de la maladie.

Écrire, puis diffuser ses sentiments intimes et ses impressions permet non seulement le partage et l'échange avec d'autres internautes, mais il permet aussi de se faire moins broyer par le système hospitalier (médical, paramédical, administratif, etc.).

Une infirmière est désagréable, un mandarin méprisant vous toise, un imbroglio administratif survient, la vétusté d'un local vous effraye, les effets secondaires d'un traitement vous rendent malade...et hop ! Un petit post permet de mettre le monde entier au courant, de redresser la tête, de retrouver sa dignité.

Mieux que toutes les thérapies psychologiques, le blog vous permet de confronter votre expérience avec celles et ceux qui ont vécu une expérience similaire, de prévenir d'autres personnes afin qu'elles se préparent, de discuter avec des thérapeutes et finalement de reprendre d'une certaine façon la main sur son destin. J'imagine le bouche à oreille à l'hôpital « Fais gaffe, c'est celle qui écrit tout dans son blog...».

J'ai été un peu trop négatif. Dans la vie d'un patient il se passe aussi beaucoup de choses chouettes, des moments de solidarité et de réconfort, de belles rencontres... à raconter aussi dans son blog.

MDA m'a d'ailleurs confié « Pour la première fois de ma vie, j'écris avec plaisir.[...] Là le blog m'occupe, m'aide à me tenir debout. Et de voir de surcroit que ça peut être utile à des malades, à leur entourage, à des soignants, ou à des gens non malades même, tout ça constitue un grand étonnement et un grand réconfort finalement »
.
Les blogs de patients prolifèrent. Ils changeront la façon dont nous envisageons nos relations avec la maladie, avec l'équipe soignante ou encore avec notre entourage.

Un des premiers « patients célèbres du web » fut l'américain Randy Pausch qui a fait connaître son combat contre le cancer du pancréas au monde entier dans un bouleversant dernier cours destiné à ses étudiants (The Last Lecture). Il a également mis au point une méthode de gestion du temps qui peut servir à tous. Ce professeur de l‘Université Carnegie Mellon affirmait « Je pense pouvoir me positionner comme une autorité pour parler de ce qu'il faut faire quand le temps est compté. »

Reste à inventer une éthique du patient bloggeur car ce n'est pas parce qu'on est malade qu'on peut raconter n'importe quoi.

D'ailleurs, MDA ne s'y trompe pas quand elle écrit « Pas facile de tenir un blog. Ça peut froisser, être mal compris ou amplifié. Sans compter certains commentateurs - lecteurs ponctuels - qui n'y vont pas avec le dos de la cuiller, mais carrément à la truelle. Bien plus qu'un article journalistique, un blog a des effets de proximité, même quand l'auteur a pour souci constant d'être au plus près du réel, au plus exact, au plus juste. Bref, on a une responsabilité, et il faut l'assumer. »

Bonne journée ;-))))


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mardi 15 septembre 2009

Ça gaze aux toilettes

Dans le Magazine de la santé du 4 septembre dernier Patrick Pelloux nous a mis en garde contre les dangers d’une mauvaise utilisation des produits ménagers. Cela m’a rappelé un épisode marquant de ma vie d’étudiant en médecine. Cela s’est passé en 1983.


À l’époque j’étais externe dans un service de chirurgie plastique et reconstructrice. Trois à quatre fois par mois, nous avions l’obligation d’assurer des gardes dans le service d’accueil des urgences de l’hôpital…


Pour lire la suite cliquez sur mon nouveau blog médical.


En effet je viens d'ouvrir ce matin un nouveau petit blog (d'humeur) médical et distractif sur le site Bonjour Docteur qui est le site internet associé au Magazine de la santé et à France Télévision.


Je continue à écrire pour Verbe à thym mais les sujets qui concernent plus particulièrement la santé seront diffusés sur l'autre blog.


Bonne lecture et laissez moi des commentaires là-bas aussi.


;-))))











lundi 27 juillet 2009

Vagale âme

Je ne peux pas résister à vous faire partager ce qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai appris le malaise de Nicolas Sarkozy. C'est de l'humour carabin, on ne se refait pas.


Bonne journée à tous, bon rétablissement à lui et merci encore à Stripgenerator.

;-))))))

mardi 30 juin 2009

L’accent tué dans la capitale

« Un médecin-typographe de comptoir… », c’est ainsi que mon ami Frédéric Tachot me présente lorsque, de temps en temps, nous organisons ensemble des formations destinées aux entreprises qui souhaitent améliorer la qualité de leur communication écrite. Frédéric est un authentique typographe, même si de temps à autre il ne dédaigne pas les comptoirs.

Je vous parlerai plus longuement de lui dans un prochain article.

La passion de la typographie m’est venue sur le tard. Pour m’aider à préparer ma thèse de doctorat en médecine, dirigée par le Pr Jacques Drucker à Tours, j’avais choisi comme entraineur (coach) le Dr Pierre Arwidson. Avant de m’interroger sur certains aspects de ma thèse, Pierre branchait le magnétophone. Je n’avais plus ensuite qu’à écouter les cassettes et à taper le contenu de ces dernières sur mon Macintosh (avec le logiciel MacWrite Pro pour ceux qui s’en souviennent et qui ne sont pas niaiseux). Je recommande d’ailleurs cette méthode à celles et ceux qui ont des difficultés passagères à rédiger.
À la relecture, Pierre faisait des corrections qui me paraissaient bien étranges. Il mettait des tirets et supprimait les majuscules à tous les termes de mes énumérations. Il rajoutait des espaces avant les doubles ponctuations et accentuait les lettres capitales… Intrigué, je lui demandai d’où venait sa connaissance des lois et règles régissant l’écriture imprimée. Pierre me répondit qu’il avait acheté récemment à la Fnac un manuel de typographie et que dans ce manuel figuraient les grands principes qu’il faut savoir pour rédiger et imprimer dans les règles de l’art.
À ce point du récit, je dois préciser que Pierre Arwidson est un être extrêmement doué et parfois surprenant. Un jour, voulant connaître la manière correcte de taper sur un clavier d’ordinateur, Pierre fit l’acquisition d’un manuel d’apprentissage édité par un organisme de formation de sténodactylographes. Une semaine après l’avoir lu d’une traite et réalisé tous les exercices conseillés, Pierre tapait aussi vite et aussi bien qu’une secrétaire expérimentée.

Le lendemain je me précipitai au rayon librairie de la Fnac de Tours. Je trouvai, je feuilletai et achetai mon premier livre traitant de typographie sans me douter que je mettais la main (et tout le reste du corps) dans un engrenage complexe et passionnant.

Aujourd’hui je possède une centaine d’ouvrages qui racontent l’histoire des écritures et de l’imprimerie, les règles et usages de la composition du texte, l’esthétique de la page imprimée, les bonnes pratiques permettant d’utiliser à bon escient le point-virgule, et moult autres sujets qu’il m’est impossible de détailler ici. Plus j’en apprends et plus je deviens modeste.

Lors d’un dîner mondain, alors que je racontais à ma voisine de table, au décolleté abyssal, l’origine des lettres « A, B, H, M, R », l’invention du point sur les « I » ainsi que la naissance de l’esperluette et que j’allais porter l’estocade finale en lui proposant un cours particulier, je fus interrompu par son mari (la belle était donc en main et je l’ignorais) qui me proposa, puisqu’il était patron d’une entreprise, de venir enseigner à son personnel les rudiments de la science typographique.

Ce fut un déclic qui m’incita à proposer une formation courte (une demi-journée) pour les personnes souhaitant améliorer leur communication écrite. Malheureusement, cela ne s’apprend ni à l’école ordinaire (primaire, secondaire, lycée) ni dans les cours de secrétariat. Il n’y a qu’à constater le nombre d’aberrations typographiques et de fautes qui figurent dans les documents produits par l’éducation nationale ou les écoles de secrétariat. L’orthographe, la grammaire, la conjugaison y sont enseignées contrairement aux règles typographiques les plus élémentaires qui sont ignorées alors même que nous somme tous obligés, depuis l’avènement de la micro-informatique, à produire des textes imprimés sur support numérique comme sur papier.

Voici d’ailleurs le texte de l’accroche de l’annonce que j’expédiais par fax pour proposer mes formations aux entreprises.


L'excellence d’une entreprise se reflète dans la qualité de sa communication écrite

Si votre assistante écrit :
Mr pour Monsieur à la place de M. (Mr est l’abréviation anglaise de Mister) ;
Mrs pour Messieurs à la place de MM. (Mrs signifie Madame en Angleterre) ;
3ème pour troisième à la place de 3e ;
etc… pour et cetera à la place de etc.
Frs pour francs à la place de F ;
c pour centime (centime ne possède pas de symbole abréviatif) ;
"guillemets" ou “guillemets”, à la place de « guillemets » ;
deuxième à la place de second (second est utilisé quand l'énumération s'arrête à deux) ;
mn ou ’, pour minutes de temps à la place de min ;
KMS pour kilomètres à la place de km 1° pour primo à la place de 1o (il faut utiliser le o final réduit et non pas le petit zéro des degrés) ;
Tél : 06.08.71.75.56 à la place de Tél. 06 08 71 75 56 ;
8 Mai 1998 à la place de 8 mai 1998.

Si votre assistante connaît mal l’esperluette.
Si votre assistante ne sait pas qu’il faut accentuer les lettres majuscules.
Et surtout si votre assistante souhaite progresser et gagner en efficacité dans son travail Alors votre assistante mérite que vous lui offriez une formation à la typographie.
N.B. Il est évident que cette sympathique et utile formation ne s’adresse pas qu’aux assistantes. L’expérience nous a enseigné, Frédéric et moi, qu’elle intéresse tous les personnels, directions et président compris. N‘hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés.

Cette introduction faite, je voudrais aujourd’hui vous parler de l’importance de bien accentuer toutes les lettres capitales et majuscules (Amie lectrice, Ami lecteur, je laisse le soin à mes amis typographes de vous expliquer la différence entre capitale et majuscule dans les commentaires, il faut bien qu’ils bossent un peu). J’ai trop souvent entendu, au cours de ma laborieuse scolarité puis lors de mes tournées de conférences sur le sida dans les écoles et universités de France et de Navarre, des professeurs et des enseignants ignorants prétendre le contraire.

Partant du postulat que nous écrivons pour être compris. Alors, nous sommes beaucoup mieux compris quand le texte est accentué.

Avant de vous le démontrer par un petit jeu, je veux juste vous montrer ce qu’en disent les instances officielles.

L’Académie française sur son site dit ceci :

« Accentuation des majuscules
On ne peut que déplorer que l’usage des accents sur les majuscules soit flottant. On observe dans les textes manuscrits une tendance certaine à l’omission des accents. En typographie, parfois, certains suppriment tous les accents sur les capitales sous prétexte de modernisme, en fait pour réduire les frais de composition.

Il convient cependant d’observer qu’en français, l’accent a pleine valeur orthographique. Son absence ralentit la lecture, fait hésiter sur la prononciation, et peut même induire en erreur. Il en va de même pour le tréma et la cédille.

On veille donc, en bonne typographie, à utiliser systématiquement les capitales accentuées, y compris la préposition À, comme le font bien sûr tous les dictionnaires, à commencer par le Dictionnaire de l’Académie française, ou les grammaires, comme Le Bon Usage de Grevisse, mais aussi l’Imprimerie nationale, la Bibliothèque de la Pléiade, etc. Quant aux textes manuscrits ou dactylographiés, il est évident que leurs auteurs, dans un souci de clarté et de correction, auraient tout intérêt à suivre également cette règle. »

Le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, qui est la bible de tous ceux qui composent du texte destiné à être imprimé dit encore :
« En français, l'accent a pleine valeur orthographique. Son absence ralentit la lecture et fait hésiter sur la prononciation, sur le sens même de nombreux mots. Aussi convient-il de s'opposer à la tendance qui, sous prétexte de modernisme, en fait par économie de composition, prône la suppression des accents sur les majuscules. On veillera à utiliser systématiquement les capitales accentuées, y compris la préposition À. On évitera ainsi de désorienter le lecteur ou même de l’induire en erreur comme ce pourrait être le cas […] si les accents étaient omis. »

Et pour ceux qui veulent vérifier dans leur bon vieux dico, les entrées des dictionnaires français de référence comme Le Petit Larousse, Le Petit Robert ou Le Littré, sont écrites avec des capitales accentuées.

Afin d’achever de vous convaincre. Voici maintenant le petit jeu promis.

Pour chaque exemple, ne laissez apparaître que la première phrase en bleu en masquant la phrase en rouge avec une feuille de papier, un journal ou tout autre objet. Essayez de comprendre l’expression en bleu puis lisez la solution en rouge (ce que voulait dire celui qui a écrit) avec le commentaire. D’ailleurs, des commentaires j’en souhaite aussi (à mettre en fin de page).



LE PROFESSEUR TOURNESOL ADORE LES CONGRES

LE PROFESSEUR TOURNESOL ADORE LES CONGRÈS
C’est un poisson d’avril ?


L’OCEAN EST SALE

L’OCÉAN EST SALÉ
Vais-je me baigner ?


AUGMENTATION DES RETRAITES

AUGMENTATION DES RETRAITÉS
Fausse joie ;-))))


GISCARD CHAHUTE A L’ASSEMBLEE

GISCARD CHAHUTÉ À L’ASSEMBLÉE
Le vieux a encore de la ressource ?


LE CRIMINEL SERA JUGE

LE CRIMINEL SERA JUGÉ
C’est mieux comme ça…


MON PASSEPORT EST VALIDE AU 31 DECEMBRE

MON PASSEPORT EST VALIDÉ AU 31 DECEMBRE
Pourrais-je partir tranquille ?


J’ASSUME MES ARRIERES

J’ASSUME MES ARRIÉRÉS
Serrons les fesses ;-))))


MON MARI EST INTERNE A L’ASILE DE DAVE, IL LIT DES LIVRES ILLUSTRES

MON MARI EST INTERNÉ À L’ASILE DE DAVÉ, IL LIT DES LIVRES ILLUSTRÉS
Le burn out a des effets délétères sur la carrière des jeunes médecins.


LE COUP DE DE DE DE GAULLE

LE COUP DE DÉ DE DE GAULLE
Alea jacta est


UN POLICIER TUE

UN POLICIER TUÉ
Mort ou vif ? That’s the question


DIMANCHE : MARCHE

DIMANCHE : MARCHÉ
En avant !


LA DEMOISELLE A MILLE EUROS

LA DEMOISELLE À MILLE EUROS
P… que c’est cher !


UN PETIT PAIN GARNI DE PATE

UN PETIT PAIN GARNI DE PATÉ
C’est un vrai pataquès.


IL DORT OU IL TRAVAILLE

IL DORT OÙ IL TRAVAILLE
Dans l’administration c’est forcément la seconde proposition qu’il faut considérer ;-)))


L’ETUDE DU MODELE DE CE SABLE SALE EST INEGALEE

L’ÉTUDE DU MODELÉ DE CE SABLÉ SALÉ EST INÉGALÉE
Ça se confirme la cuisine est un art.


CE JUGEMENT NE SERA PAS INFIRME

CE JUGEMENT NE SERA PAS INFIRMÉ
Les bras m’en tombent !

NOUS AIMIONS TOUS LE SUICIDE

NOUS AIMIONS TOUS LE SUICIDÉ
Je suis mort de rire


CET ANTIQUE CHATEAU EST SINISTRE

CET ANTIQUE CHÂTEAU EST SINISTRÉ
Surtout s’il est soumis à des vents pires.


JEUNE FEMME 25 ANS, CHERCHE COMPAGNON MEME AGE

JEUNE FEMME 25 ANS, CHERCHE COMPAGNON MEME ÂGÉ
J’ai cinquante ans et je postule.


L'ENFANT CROIT FACILEMENT

L'ENFANT CROÎT FACILEMENT
Grâce à Lustucru bien sûr.


LE RELIGIEUX ADORE LES JEUNES

LE RELIGIEUX ADORE LES JEÛNES
L’un dans l’autre ce n’est quand même pas la même chose ;-)))


MES PARENTS SONT INDIGNES

MES PARENTS SONT INDIGNÉS
Indignés de cons ! Aurait pu rajouter Audiard.


DES NOEL OU UN ZEPHYR HAI ME VET DE GLACONS WURMIENS JE DINE D’EXQUIS ROTIS DE BOEUF AU KIR A L’AY D’AGE MUR & CAETERA !

DÈS NOËL OÙ UN ZÉPHYR HAÏ ME VÊT DE GLAÇONS WÜRMIENS JE DÎNE D’EXQUIS RÔTIS DE BŒUF AU KIR À L’AŸ D’ÂGE MÛR & CÆTERA
C’était le dernier pour la route. Arrêtons là si vous le voulez bien :-)))))))


J’espère que vous aurez compris tout l’intérêt d’accentuer les capitales. Et pour ceux qui veulent en apprendre un peu plus sur les règles typographiques, voici quelques ouvrages pour débuter.






















Le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, édité à l’Imprimerie nationale, c’est la bible du typographe à posséder absolument.
























Dictionnaire des règles typographiques de Louis Guéry, chez Victoires Éditions. Ce dictionnaire fait la synthèse de plusieurs codes typographiques (parfois divergents).





















Manuel de typographie française élémentaire d’Yves Perousseaux, édité par l’Atelier Perousseaux. Cet ouvrage, parfois décrié par certaines divas de la typographie, a le mérite de vous donner des informations passionnantes sur l’histoire des écritures. Il fourmille de détails intéressants et est surtout très accessible au profane. Je le recommande chaleureusement à lire en premier ouvrage pour s’initier et acquérir le goût de progresser en typo.




Je trouve désolant que les règles de typographie française soient négligées par nos professeurs et non transmises dans l'enseignement courant. Si quelqu'un connaît Bernard Pivot, nous voudrions lui proposer quelque chose à ce sujet.


À bon écriveur…

;-)))))